“J’attends que mes larmes viennent”, le spectacle à ne pas manquer au Théâtre Monfort
“Je ne sais plus si c’est mon histoire que je vous raconte. Mais je vous assure que je suis sincère.” Qui est Kamel Abdessadok ? Homme français d’origine algérienne, entre deux âges… De multiples identités et autant de personnages, Kamel parle, plaide, danse, chante, accompagné des objets de sa vie auxquels il rend hommage.
Il baisse le masque et se met à nu. Avec lui, le 4e mur est un voile léger qui se soulève volontiers pour des apartés complices. Si on considère le seul en scène comme le spectacle de l’intime, celui dans lequel l’artiste « se livre », Kamel Abdessadok se joue du flou. Toujours entre deux vérités, le récit et la fiction, l’image et la réalité, il pointe avec dérision nos incohérences qui sont également les siennes. On y retrouve l’humour et l’amour de l’absurde du collectif Les 26 000 couverts, dans lequel on a découvert Kamel Abdessadok.
Avec la complicité d’Anne-Élodie Sorlin, une ancienne des Chiens de Navarre à qui il a demandé de le mettre en scène, il s’offre à nous, drôle et ultrasensible.
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“C’est aussi l’histoire d’une rencontre, en filigrane. Kamel a demandé à quelqu’un qui ne le connaissait pas de l’aider à parler de lui. C’est l’histoire de quelqu’un qui, en se dévoilant de plus en plus à moi, se dévoile de plus en plus à nous.” – Anne-Elodie Sorlin
J’attends que mes larmes viennent est un spectacle qui mélange one man show intime, sans pour autant être dans le 100% vrai, et théâtre. (…) On (sou)rit, on apprivoise la chaleur véhiculée par Abdessadok. – Léa Goujon (Retardataire chronique(s))
© photos : Christophe Raynaud de Lage
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